Deuxième salve

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Un monde flottant

Afin de couper un peu avec l’intemporalité d’Angkor – et avec la temporalité pragmatique des cars de Chinois et autres Coréens : le Baphuon en un quart d’heure chrono – nous somme allés visiter un des villages flottants du Tonlé Sap. Nous avons choisi le plus proche de Siem Reap, et par conséquent le plus visité aussi. Un peu usine à touriste, en somme.
Mais en le sachant, en n’en étant pas dupe, cela se passe beaucoup mieux.
C’est quand même un drôle de monde, qui se déplace au gré du remplissage ou de la vidange du lac, tributaire incroyable du Mekong. Une migration pour que les maisons, écoles, boutiques, cochons et autres animaux restent sur l’eau, que le village reste flottant. Pas moins, dit-on de 10 km…
Les habitants y sont pour la plupart très pauvres. La pêche ne rapporte pas grand chose et il faut bien acheter ce qui ne pousse pas sur le lac ; la venue des touristes est doc une manne irremplaçable, et une lèpre aussi, comme toujours. Tout se monnaie : tour en barque dans la forêt noyée, photo des gamins. Et tout, bien sûr, est très cher ! Les commerçants recommandent d’acheter du riz pour l’école des orphelins ? C’est 50 $ les 50 kg… Pour nous autres touristes, évidement. Et l’on n’est pas sûr, comme dit Jean-Pierre, que le sac ne soit pas vendu au moins trois fois ! Il n’y a pas de petit profit, surtoit dans le charity business.
Mais cela se passe dans une certaine bonne humeur, sans acrimonie affichée comme cela a pu être le cas au Vietnam. Buy something for me, certes, mais si tu ne le fais pas, ce n’est pas grave.
Bref, un monde pittoresque où les fillettes se baladent avec des pythons autour du cour et où les terrains de baskets sont des grandes cages posées sur des flotteurs…
Bien différent est Roluo. Plus exactement le groupe des Roluos, un petit ensemble de temples d’une grande beauté au sud-est d’Angkor. Dans le plus petit, Preah Ko, un jeune homme né au village voisin nous a accompagné tout du long. Un restaurateur, qui a travaillé à la résurrection de ce subtil monument avec les allemands et qui continue désormais le travail avec une équipe cambodgienne. Un rencontre comme toute celle que l’on peut faire en voyage : impromptue, enrichissante, vivifiante…

Splendor splendorium…

Oubliez tout.
Tout ce que vous croyez savoir sur la beauté…
Oubliez la magie. L’émotion. Ne croyez que les poils qui se dressent sur vos bras. Le frisson qui parcourt votre échine. La vue qui se brouille.
Car rien, non rien, ne peut vous préparer à ça.
Rien…
La Grande Ville dépasse l’imagination. Elle est au delà de ce que les mots sont capables de décrire. C’est la ville des dieux, un jardin de pierres célestes immergé dans un océan de jungle. Comme Jean-pierre, je ne peux imaginer ce qu’Henri Mouhaut à dû vivre en arrivant ici, en franchissant, bien plus péniblement que nous, la porte d’Angkor Wat. Qu’a-t’il pensé devant le Bayon ? La terrasse du Roi Lépreux ? À quoi ont songé ceux qui virent, pour la première fois, l’incroyable Bantea Srei, ce Temple des Femmes si finement ciselé ? À Rien sans doute. Il ont dû rester bouche bée, comme moi, écrasés de tant de délicatesse.
Je n’imaginais pas ça.
Je ne me doutais pas de ce monde gris, brique et émeraude, de ces temples au sein de l’eau, ceints par l’eau, saints des saints naufragés d’une mer de feuilles, rescapés du bain de sang khmer rouge. Non, il n’y a rien à dire devant le Bayon. Il convient juste de répondre au sourire des grands visages de grés par un autre sourire, de se laisser pénétrer par l’énigmatique question qu’il nous pose, se sentir vide et lumineux.
Et passer son chemin, sourire aux lèvres en se disant qu’il y avait un avant. Si loin désormais.
Et se repaître d’un petit bracelet de laine passé autour de mon poignet par une dame, alors que nous abritions de la pluie dans une chapelle du Bayon. En guise de bienvenue. Pour nous souhaiter bonne chance. Parce que nous lui avons souri, à défaut de savoir les mots.
Le sourire est un langage universel si ancien que j’ai parfois l’impression que nous l’avons oublié.
Fallait-il venir à Angkor pour que la mémoire me revienne ?

À première vue

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Templum, templum

Tout d’abord qu’on se rassure l’absence de post depuis trois jours n’est pas due à un nouvel accident de tuk tuk, mais à un temps d’adaptation, il faut prendre ses marques… et puis franchement nous avions beaucoup à faire. Angkor, c’est grand !
Or donc, qu’avons nous fait pendant trois jours ? La réponse est simple : visiter des temples.
Impressionnants, majestueux, émouvants, grandioses ou modestes, les temples se laissent découvrir, parcourir, j’oserais dire apprivoiser. Cest à chaque fois un spectacle nouveau et grandiose. Découvrir un temple, au bout d’un chemin, derrière un bout de forêt ou en bord de route.
J’avoue un petit faible pour le Bayon et ses faces de Bouddha souriantes. Mais je dois dire qu’il y en a d’autres qui méritent le detour et notamment le Praeh Bakong, veritable joyaux dans son écrin de verdure (un peu facile comme image mais tellement vrai !)
Pour faire court, certainement un des plus beaux sites qu’il m’ait été donné de visiter. C’en est même émouvant, À chaque temple je me suis plu à imaginer les premiers occidentaux découvrant ces merveilles au milieu de la jungle. Bref il faut avoir vu cela, monté les marchés des temples montagnes, éprouvé la chaleur et la moiteur et avoir contemplé le paysage du haut des terrasses.
Nicolas vous regalera certainement de photos qui vous permettrons de vous faire quelque idée.
À part cela une balade sur le Tonle Sap, « petit lac  » de 16.000 km carrés à la saison des pluies… Nous sommes allés nous promener en barque dans la forêt noyée (seule la cime des arbres est visible et ils font près de 10 m de haut…) Cela nous a rappelé Anh Binh dans le delta du Mekong (la musique en moins,pour ceux qui y étaient…).
A part ça RAS, peu de moustiques, les cambodgiens sont sympas, les paysages sont beaux, la chaleur supportable et je préfère la nourritute thaï ou laotienne (cela étant nous avons dîné hier dans un excellent petit restau végétarien qui vaut le détour).
Voilà nous continuons notre périple, notre itinerrance ( ce nest pas une faute d’orthographe…).

Préparatifs…

Voilà 10 ans que je pars, chaque année, vers l’Asie du Sud-Est. Inutile de dire, donc, que ce dixième voyage revêt une importance particulière.

Dix ans… Dix ans de belles rencontres, dix ans d’images plein la tête, d’amitiés comme avec Ger et Khoua, nos amis de Ban Phathao, ou Kham. Oui, 10 ans…

Les enfants croisés naguère sont aujourd’hui adultes. À Ban Phathao, une école a poussé. La vie au village change peu à peu. Le Laos, cette terre d’accueil découverte un peu par hasard, évolue en douceur, la plupart du temps en bien, parfois en moins bien…

Cette année, Jean-Pierre et moi partons tous seuls. Trois semaines rien que pour nous deux, où nous avons choisi de ne pas forcément choisir, de ne pas nous presser. Trois semaines pour aller de Siem Reap à Ban Phathao, en « remontant » le Mékong.

Une semaine au Cambodge pour enfin découvrir Angkor et convoquer Loti et Mouhaut, convoquer tous les fantasmes, tous les imaginaires autour de la Grande Ville.

De là, nous irons nous la couler douce à Champassak, pour voir et revoir ce petit bijou qu’est le Wat Phou et quitter en douceur le rêve angkorien, avant de nous prélasser dans un hamac, au bord du Mékong, à Don Khon, dans l’extrême sud du Laos.

Puis nous remonterons vers le nord. Ferons sans doute escale à Savannakhet, comme ça, juste pour voir. Et achèverons notre petit périple dans notre village adoptif, Ban Phathao.

Nous nous réjouissons déjà de cet inconnu qui nous appelle…

Comment dit-on « bonjour » en cambodgien ?

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