Dok champa lao

Ils sont en fleur. Les frangipaniers sont fleuris et leur parfum embaume l’air calme des rives du Mekong.
Le fleuve est haut, de cette couleur ocre sombre puisée à toutes les terres traversées depuis sa naissance sur les hauts plateaux du Tibet.
Nous sommes arrivés à Paksé après à peine une heure de vol. Un vol tranquille et beau, qui a commencé par un survol d’Angkor. Angkor qui a lentement disparu dans les nuages, comme un rêve qui s’efface lorsque l’on ouvre les yeux. Soudain, nous étions au Laos, arpentant les rues de Paksé sous un soleil de plomb, à la recherche d’une agence de voyage ou de quelque chose de semblable pour aller jusqu’à Champasak. Rien de cela. Le taxi nous avait posé un peu loin du centre, un tuk tuk nous en avait rapproché, avec cette gentillesse propre aux Lao, nous déposant près du marché. Mais d’agences de voyage, point. Juste le soleil qui flamboie, et la rue qui poudroie, ma chère Anne…
Nous avons alors fait ce que l’on fait toujours dans ces cas-là : affréter un song-theow pour nous mener à Champasak, après nous être dûment restaurés au marché.
Puis avons franchi le Mekong. Emprunté la nouvelle route qui longe le fleuve à l’ouest. Et sommes tranquillement parvenus à destination.
Rien n’y a changé depuis mon passage il y a cinq ans. Les belles maisons coloniales s’égrènent le long de la route, alanguies, presque exsangues. Les enfants jouent et leurs rires résonnent jusque dans notre chambre. Les chiens somnolent sur le goudron chaud, sans même prendre la peine de soulever la tête à notre passage.
Nous avons pris pension dans une guest-house « de luxe », dans une vieille maison au bord du fleuve. Un coup de cœur pour des chambres vastes et belles, comme on n’en voit peu par ici.
Demain, nous irons au Wat Phu convoquer un peu notre rêve angkorien. Puis irons nous faire masser au spa recommandé par Marie.
Parce que voyez-vous, il n’y a pas de mal à se faire du bien…

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