Troisième set

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Dolce vita

À Champasak, il n’y a pas grand chose à faire.
Pour être franc, il n’y a que deux occupations possibles.
Ou plutôt trois.

La troisième, c’est ne rien faire. Se la couler douce. Le farniente, quoi. Lézard. Clébard allongé sur le goudron chaud qui ne lève même pas la tête à votre passage, si vous voyez ce que je veux dire. Jean-Pierre et moi, on fait ça très bien.

La seconde, qui rejoint un peu la troisième, c’est d’aller se faire masser au spa. Un havre de paix. Une heure trente à se faire triturer, tordre dans tous les sens, malaxer, étirer. Anne, il nous faut cela sur le terrain, en plus du qi gong de Coco et du yoga d’Iza et Alda… Et le pire de cette douce torture, c’est que l’on finit sur une chaise longue, dans un petit pavillon avec vue sur le Mekong, dans une béatitude extatique que seul un saddhu népalais renierait, ou, à la limite, un énarque adepte du renoncement numérotrope… Oui, ça existe. C’est même bien plus courant qu’on ne croit.

Quant à la première occupation, c’est la seule vraiment valable de venir échouer ici, dans ce merveilleux petit village endormi, ancienne capitale du royaume de Bassac, si ma mémoire est bonne, jusqu’en 1975 : le Wat Phu . Littéralement, le temple de la montagne.
Un bijou d’architecture angkorienne perdu au pied d’une montagne dont on ne peut que remarquer la ressemblance avec un lingua. Ceux qui ne savent pas de quoi il retourne peuvent aller voir sur Wikipedia lorsque les enfants seront au lit. C’est d’ailleurs à cause de ce lingua que le temple fut érigé bien avant que les premiers monuments d’Angkor soient construit, avant même que certains songent à faire des rives du Tonle Sap la capitale d’un empire inoublié. D’aucuns disent même que la première capitale du dit empire, c’est ici. Mais doit-on faire confiance à des archéologues, je vous le demande…
Il faut voir les terrasses partant à l’assaut de la montagne au sein de cette jungle d’un vert profond, l’allée de grés bordée de colonnettes sombres figurant des boutons de lotus, les frangipaniers somptueux qui flanquent les larges degrés de pierre. Il faut voir le temple, minuscule en comparaison de ses cousins cambodgiens, la source qui s’écoule d’un surplomb et sanctifie perpétuellement un lingua depuis des siècles. Car si aujourd’hui Bouddha est l’hôte de ce ravissement, Shiva en était le premier locataire. Le lingua, c’est le sien.
On ne peut que s’imaginer, au delà du grand bassin en contrebas des terrasses, par-delà deux pavillons richement ornés, une ville bruissante et affairée, lovée dans un creux du grand fleuve.
Et rêver d’emprunter le chemin qui file vers le sud, vers Angkor l’inénarrable où nous étions encore hier.

Alors oui, venez ici, venez vous perdre à Champasak : la vie y est si douce que l’on a toutes les chances du Monde d’y ravauder son âme…

Deuxième salve

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Templum, templum

Tout d’abord qu’on se rassure l’absence de post depuis trois jours n’est pas due à un nouvel accident de tuk tuk, mais à un temps d’adaptation, il faut prendre ses marques… et puis franchement nous avions beaucoup à faire. Angkor, c’est grand !
Or donc, qu’avons nous fait pendant trois jours ? La réponse est simple : visiter des temples.
Impressionnants, majestueux, émouvants, grandioses ou modestes, les temples se laissent découvrir, parcourir, j’oserais dire apprivoiser. Cest à chaque fois un spectacle nouveau et grandiose. Découvrir un temple, au bout d’un chemin, derrière un bout de forêt ou en bord de route.
J’avoue un petit faible pour le Bayon et ses faces de Bouddha souriantes. Mais je dois dire qu’il y en a d’autres qui méritent le detour et notamment le Praeh Bakong, veritable joyaux dans son écrin de verdure (un peu facile comme image mais tellement vrai !)
Pour faire court, certainement un des plus beaux sites qu’il m’ait été donné de visiter. C’en est même émouvant, À chaque temple je me suis plu à imaginer les premiers occidentaux découvrant ces merveilles au milieu de la jungle. Bref il faut avoir vu cela, monté les marchés des temples montagnes, éprouvé la chaleur et la moiteur et avoir contemplé le paysage du haut des terrasses.
Nicolas vous regalera certainement de photos qui vous permettrons de vous faire quelque idée.
À part cela une balade sur le Tonle Sap, « petit lac  » de 16.000 km carrés à la saison des pluies… Nous sommes allés nous promener en barque dans la forêt noyée (seule la cime des arbres est visible et ils font près de 10 m de haut…) Cela nous a rappelé Anh Binh dans le delta du Mekong (la musique en moins,pour ceux qui y étaient…).
A part ça RAS, peu de moustiques, les cambodgiens sont sympas, les paysages sont beaux, la chaleur supportable et je préfère la nourritute thaï ou laotienne (cela étant nous avons dîné hier dans un excellent petit restau végétarien qui vaut le détour).
Voilà nous continuons notre périple, notre itinerrance ( ce nest pas une faute d’orthographe…).