Petit jeu : une odyssée de Phi

les phi (prononcez « pi ») sont des esprits qui vivent un petit peu partout au Laos. Dans les arbres, les rivières, les herbes, les rochers, la terre…Quand un Lao décide de construire une maison, il sait qu’il va déranger ceux qui vivent sur le terrain à bâtir, et que ceux-ci vont trouver très sympa la nouvelle maison… Et y faire de nombreuses bêtises, genre tirer la queue du chat, pincer les bébés dans le lit, changer les objets de place, etc.

Du coup, pour avoir un peu la paix chez soi, chacun construit dans un coin du terrain une maison miniature, la maison des phi, où, tous les jours, on met à  manger et à boire, afin que les phi sont bien à l’aise chez eux et n’éprouvent pas le besoin d’aller voir si le tapis est plus confortable ailleurs.

En voici donc un petit échantillon.

Mais, car il y a un mais, un intrus s’est caché au milieu… Celui qui trouve et surtout explique pourquoi aura droit à un petit cadeau !

Quand à celui qui découvre pourquoi il n’est pas innocent que ce billet ait un rapport avec le Vatican gagne un joli bonbon laotien.

À vous de jouer !

 

 

 

 

 

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Vientiane 2ème jour

Nous sommes arrivés hier dans cette ville tranquille et agréable qu’est Vientiane.
Après avoir retrouvé notre guesthouse habituelle et bu un verre chez Noi, histoire de retrouver nos repaires, nous sommes allé dîner au fameux restaurant Mak Phet (oui, je sais, je me spécialise dans les posts gastronomiques, on ne se refait pas !). Eh bien, l’endroit est toujours aussi sympa et ce qu’on y mange aussi (le porc à la citronelle cuit à la vapeur dans les feuilles de pandanus est un régal !)
Ce matin, petite visite au Talat Sao et grande déception. Je trouve que depuis l’ouverture du nouveau mall, le lieu à perdu de son charme et à perdu son âme. Finies les petites échoppes serrées les une contre les autres, finie la bousculade entre les stands, les vendeurs qui vous interpellent d’un chaleureux sabaidii dans l’espoir que vous vous arrêterez chez eux. Bien sûr, on trouve encore des échoppes de ce style,  mais elles se font plus rares, plus discrètes. Vientiane se modernise, se rationalise. C’est certainement bien pour ses habitants, mais c’est malgré tout dommage, à mes yeux, que des lieux comme celui-ci disparaissent, ou que ce qui en faisait le charme disparaisse. Ces endroits étaient l’expression de cette joyeuse pagaille que j’aime tant en Asie. Cela dit faisons confiance à nos amis laotiens. Je suis sûr qu’ils ne se laisseront pas engloutir corps et âmes par le dragon du consumérisme outrancier, ni par l’évaluationisme galopant qui sévit en Occident et, hélas, également dans certains coins d’Asie. Vientiane change et c’est normal, mais Vientiane reste une ville très agréable.
Demain départ pour Vang Vieng où nous allons enfin retrouver nos amis…
A suivre donc.

Bis repetita

Eh bien voilà, nous avions fait nos sacs à dos, commandé le tuk tuk pour le lendemain 8 heures, préparé l’argent pour les visas au Laos, bref nous étions sur le départ. Nous sommes allés dîner à nouveau dans ce resto végétarien superbement bon (le Chamkar) et nous rentrions à l’hôtel. Passant devant la réception, m’est venue l’idée de leur faire part de notre départ le lendemain, au moins par courtoisie, nos hôtes sont charmants et c’est bien la moindre des choses. Et là je mentendis répondre, avec ce délicieux accent asiatique : « vous partez demain ? Mais vous aviez réservé pour six nuits. » Un doute affreux s’insinua soudain me faisant demander à Nicolas « mais quel jour sommes nous ». Vérification faite, nous étions le 2 et non le 3.  C’est donc confus et riants que nous sommes allés nous coucher.
Finalement notre commune confusion nous offrait une journée supplémentaire à Siem Reap. Nous avons donc décidé de partir à nouveau visiter quelques temples, ou plutôt de revisiter ceux que les conditions météo ne nous avaient pas permis de bien voir : le Ta Phrom, le Bayon et Angkor Vat.
Profitant des conseils prodigués par une certaine Marie, nous avons fait le tour à l’envers et bien nous en a pris : Angkor Vat désert sur le coup de 13 heures, c’est magique ! Les cars de chinois et de coréens qui défilent de 1/4 d’heure en 1/4 d’heure sont tous à l’étape. Nous avons dû croiser en tout une vingtaine de personne. Et contempler le site cerné par la forêt du point culminant du temple est un spectacle qu’on n’oublie pas ! Et puis, après notre visite hier au musée national, nous avons pu voir certaines choses différemment. La lecture du bas relief relatant le barattage de la mer de lait dans la galerie orientale est soudain plus facile…
Nous avons également rencontré un vieux monsieur cambodgien parlant français qui nous a fait découvrir certains endroits et points de vue du Ta Phrom, encore une de ces rencontres qui émaillent et illuminent notre voyage.
Bref errare humanum est, mais bis repetita placent.

Bangkok express

Après un vol sans histoire sur Srilankan nous voici à Bangkok, en attente de notre dernier saut de puce pour Siem Reap.
Mon plus court séjour ici, puisque nous sommes quand même sorti sur le sol thaïlandais, après récupération des bagages, pour ré entrer immédiatement en zone internationale. Juste le temps de s’enregistrer, de fumer une clope, et hop, nous y revoici !
Une demie heure chrono, je n’ai jamais fait plus court !